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Grand débat du Kiosque : Les commentaires sur le thème de la fiscalité

Le kiosque a décidé de participer au Grand Débat National voulu par le gouvernement en ouvrant ses colonnes aux internautes. Chaque semaine, une des grandes question, chaque fin de semaine, les points de vues des internautes du kiosque, sans filtre. Cette semaine, place à la fiscalité avec la question « Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ? »


Jean-Claude Pottier :

"1) Regrouper la majorité des cotisations sociales sous un seul vocable (CSG déductible en totalité du revenu imposable)
- Instaurer une tranche supplémentaire pour les très hauts revenus et lisser les premières tranches.
- Instaurer l\'impôt négatif qui permettrait, sans doute, de simplifier la redistribution tout en la rendant plus juste.
2) Baisser ,voire supprimer, la TVA sur les produits de 1ère nécessité, hormis les produits en provenance de pays extérieurs à l\'UE. Baisse compensée par l\'augmentation du taux sur l\'ensemble des produits de luxe.
Le maître mot \" SIMPLIFICATION\"


Hervé :
"Suppression des préfectures et sous préfectures au profit d'une préfecture de région avec pouvoir limité.
- Suppression des départements au profit des régions.
- Autonomie totale de communes sur leur territoire, dans la plupart des domaines, fiscalité, éducation, sécurité etc...
- Suppression d'1 haut fonctionnaire sur 3 et des préfets "sans affectations"
- Plafonnement du nombre de ministère et secrétariat d'état
- RIC ( sans être gilet jaune en particulier ).
- Prise en compte des votes blanc
- Réduction de 50% du nombre de parlementaire,
- O % de TVA sur l'énergie et l'eau.
- 2,5¨% sur l'alimentaire de première nécessité
- Retour de la taxe d'habitation et suppression de la foncière pour la résidence principale afin de ne pas faire reposer la fiscalité local seulement sur les proprios.et les entreprises.
- Suppression des commissions d'interventions bancaires"


Les riches on tape dedans :
"pas plus de 10 smics de revenu, tout le reste on redistribue. Simple et efficace ! Suppression du MEDEF et de l'ensemble des structures patronales. Le pouvoir au peuple "

Forent Mureau :
"Macron va niquer beaucoup de gens avec sa prime d activité.Il va vous donner de l argent avec laquelle elle va vous rendre imposable si vous étiez en limite .Et donc récupérer le pognon plus un bonus après .Vous voulez des sous ,il vous écoute et vous en donne."

Jean :
"Pour baisser les impôts, il faut d'abord faire des économies dans les dépenses publiques , les plus élevées du monde développé (OCDE)...
-mieux organiser l'administration , avec plus de polyvalence du personnel;
-annualiser le temps de travail (comme dans les entreprises) pour s'adapter aux variations d'activité , chaque fois que l'activité est saisonnière ou cyclique, ce qui est fréquent...
-regrouper les communes (la France a trois fois plus de communes que l'Allemagne ou la Grande Bretagne , 4 fois plus que l'Espagne ou l'Italie) et ainsi réduire le nombre des élus locaux"


Louis-Marie Beauvois /
"Le prélèvement à la source de tous les revenus est un principe simple. Toute source de revenu doit être connue et comptabilisée. Laissons les services fiscaux montrer leur capacité à ne rien laisser passer et les totaliser par mois.
Il faut cesser de prélever des impôts (ou des taxes) à la fois sur ce qu’on gagne et sur ce qu’on dépense. On ne prélèvera l’impôt que sur les revenus.
La justice fiscale veut que l’impôt soit progressif, que la part de contribution de chacun soit en proportion des ses revenus.
Les services fiscaux, grâce à l’informatique, sont capables, chaque mois, de totaliser nos revenus des 12 derniers mois pour calculer le prélèvement à effectuer sur le mois suivant en tenant compte des charges de famille et autres dégrèvements, en appliquant le taux correspondant au niveau de fortune.
Voilà ma proposition. Il restera les cotisations sociales pour la santé, le chômage, les retraites, qui sont des formes d’assurances. Sous réserve d’y réfléchir particulièrement, elles pourraient être calculées selon les mêmes principes."


Bernadette Fourré-Jousselin dite mémé :
"A Sébastien pseudo, je vous souhaite de tout coeur de vieillir comme moi jusqu'à 87 ans et de rester avec la tête pleine encore, afin que vous puissiez aussi profiter des biens de notre planète, de pouvoir encore vous exprimer, même si parfois on dérange, mais vous ne savez pas non plus si la fameuse maladie mentale d'ALZEIMER vous épargnera, dans ce cas vous ne lirez pas dans le kiosque des méchancetés comme vous les écrivez " recyclage des anciens ", en attendant recyclez vous dans l'intelligence en pensant à vos parents s'ils sont en bonne santé., qu'ils ne vieillissent pas et demeurent sains de corps et d'esprit."

Transparence :
"Et si on supprimait le secret fiscal et assurait la publication, sans restriction, des revenus et des impositions ?"

AMATXI :
"D\'accord avec Florent Mureau
De plus supprimer les 1.7 % de CSG à tous les retraités et remettre l\'ISF
Augmentation des retraites suivant l\'inflation
Baisser la T V A sur les produits de première nécessité et augmenter tous les produits de luxe
Augmenter le salaire de base en relevant aussi les bases des impôts que les personnes au smic ne se retrouvent pas à payer de l\'impôt sur le revenu
Pour les RETAITES que le nombre de part pour le calcul de l\'impôt sur le revenu soit le même que vous soyez VEUVE ayant élevé 3 enfants ou DIVORCE ayant élevé 1 enfant pendant 5 ans seulement, en ce moment l\'une à 1 part et l\'autre 1 1/2 part.
Que d\'inégalité et d\'injustice dans ce pays !!"


ankidout :
"Oui, il faudrait revoir les privilèges : ceux des hauts fonctionnaires (ex Chantal Jouanneau et il y en a beaucoup d'autres,) ceux des présidents de Comités Théodule qui passent leur temps en réunions et n'ont aucune responsabilités, ceux de la Cour Des Comptes qui rendent chaque année un rapport (mais eux combien perçoivent-ils ?) ... Ajoutons les stars du foot, du tennis ... Un certain nombre de salariés très peu rémunérés ont beaucoup plus de responsabilités directes qu'eux et un travail infiniment plus pénible (ex les services aux personnes, les soignants, les salariés des abattoirs et de l'agroalimentaire, la grande distribution, les petits agriculteurs ...)"

François-Marie AROUET :

"Pour respecter les principes républicains dont nous nous gargarisons constamment, il serait bon, dans le respect que nous devons à nos grands ancêtres de 1789, que chaque citoyen paie des impôts en proportion de ses revenus, fussent-ils minimes.
Voilà un vrai principe républicain que nous devons rétablir alors qu'aujourd'hui seuls 45% des Français paient l'impôt sur le revenu."


Christian :
"La France championne de la redistribution : oui mais…
La France serait la championne de la redistribution ? Oui mais qui paie ?
Nous sommes avec le Danemark les deux pays de l'UE où la pression fiscale est la plus élevée. Et alors ? Chaque pays est encore libre de choisir son modèle de société sans devoir se conformer au dogme des ultras libéraux !
Prenons l'exemple des Danois. En dépit du niveau particulièrement élevé des prélèvements obligatoires, ils acceptent plutôt bien cette situation dans la mesure où ils trouvent que la redistribution par les prestations sociales et les services sont à la mesure des efforts qu'ils y consacrent. Ceci en fait le pays le plus égalitaire d'Europe de par son système fiscal jugé le plus redistributif.
Pourquoi ce n'est pas la même chose en France ?
Cela tient au partage entre impôts directs (IRPP) et indirects. En France l'IRPP représente un peu plus du quart des recettes fiscales quand au Danemark c'est les deux tiers. De plus, au Danemark la progressivité de l'IRPP est plus grande qu'en France avec une tranche supérieure à 60 % contre 45 % en France. En France l'IRPP est payé par seulement 50% des ménages alors que presque tous le paient au Danemark même si c'est de façon symbolique. Enfin au Danemark, assurances maladie, maternité, invalidité-vieillesse-survivants (pensions sociales) et prestations familiales sont financées par l'impôt alors qu'en France les prélèvements sociaux représentent 46 % des recettes fiscales.
Quoi comprendre de tout cela ? L'IRPP est progressif, ce qui n'est pas le cas des autres contributions qui sont soit payées par tous (Ex. TVA sans distinction de revenu) ou selon le montant des revenus plafonnés pour les plus aisés (cotisation sociales). L'IRPP est donc l'impôt qui contribue le plus à réduire les inégalités. On comprend bien que la charge fiscale qui pèse sur les différentes catégories sociales ne sera pas la même selon que l'IRPP, au regard des autres contributions, est faible ou pas et selon l'importance de sa progressivité. Contrairement au Danemark l'RPP en France est faible au regard de l'ensemble des autres contributions et de plus il est moins progressif. De ce fait, les classes moyennes sont plus mises à contribution qu'au Danemark. Il est facile à comprendre que toute hausse ou nouvelle taxe creusera un peu plus les inégalités en pesant d'autant plus sur les ménages où les dépenses de consommation représentent une fraction importante du leur revenu.
- Pour une plus grande justice fiscale je propose de faire comme au Danemark en matière de fiscalité. Ce qui garantira à l'Etat le même niveau de recettes et aux français un niveau plus élevé de redistribution. La création d'une tranche de l'IRPP à 60 % réglera du même coup la question de l'ISF.
- Je propose la fusion de la CSG avec l'impôt sur le revenu pour une progressivité plus grande.
- Pour lutter contre l'exil fiscal, je propose, à l'image de ce qui se pratique aux Etats-Unis, d'imposer les français exilés du différentiel entre l'impôt qu'ils paieraient en France et celui qu'ils paient à l'étranger.
- Je propose de revenir à l'indexation des retraites sur le cout de la vie.
- Par ailleurs, je pense que les minima sociaux ne sont plus une garantie vis-à-vis de la pauvreté dans la mesure où leur progression peut ne pas compenser celle des prélèvements directs et indirects. Ce qui compte c'est le "reste à vivre". L'indice INSEE du coût de la vie est un indice moyen pour l'ensemble des Français quel que soit leurs revenus, la structure de leurs dépenses, leurs lieux de résidence et de travail. Il en résulte qu'il n'est pas adapté à la situation des plus pauvres. Je propose un nouvel indice pour ces personnes : "le reste à vivre des ménages". Inspiré du revenu disponible des ménages net d'impôts et cotisations il serait aussi net de la fiscalité indirecte laquelle pèse lourd pour les ménages les moins aisés.
Sources des données : OCDE statistiques recettes publiques 2018."

Jack
"La fiscalité actuelle me semble juste, mais elle pourrait être revue à la baisse en diminuant voire en supprimant les niches fiscales."

Nostromo
"On peut réduire le nombre de députés, tabler sur 2 députés par département, ce qui ramènera leur nombre de 577 à 102. Une économie de 17 à 20 millions d'euros peut être réalisée à très court terme.
Réduire les frais de fonctionnement de l'Elysée et Matignon doit pouvoir s'envisager sans engendrer de contrainte particulière pour le gouvernement (réception, déplacement...).

L'aide à l'agriculture pose problème. En 2018 elle est estimée à 3.4 Mds d'€ dans le budget de l'état. Il faut analyser cette situation, voir nationaliser l'agriculture française pour s'affranchir de cette gabegie. Se réinterroger sur le parcours des marchandises entre le producteur et le consommateur (les coopératives, les sociétés de gestion souvent installées dans des paradis fiscaux, les transporteurs et la grande distribution).

La fraude fiscale doit être combattue sans relâche et sévèrement. Différents rapports l'estiment à 100 milliards d'euros par an. Que ce soit les grosses entreprises, des artisans, de la fraude à la TVA, le scandale des CumEx, l'état doit être sévère et ne pas montrer de bienveillance envers les fraudeurs. Chaque acteur doit être sanctionné fiscalement suivant son niveau de responsabilité (patron, conseiller fiscal, comptable, banquier, salarié, artisan ...).

L'exil fiscal est à combattre. Il faut distinguer les français travaillant véritablement à l'étranger et résidant véritablement à l'étranger, des français résidant "virtuellement" à l'étranger pour se soustraire à l'impôt (montant estimé de 7 Mds d'€). On rencontre dans ces expatriés fiscaux, une population ayant des ressources importantes, comme le patronat (dernièrement Carlos Ghosn, Afflelou), l'actionnariat, des sportifs de haut niveau (tennis, footballeurs ...), des artistes (acteurs et chanteurs, Depardieu, Delon, Dany Boon...), des entrepreneurs (dernièrement une société de conseil proposait à des entrepreneurs bretons d'installer leur siège social en Irlande), et aussi des retraités pour gagner du pouvoir d'achat.
Une loi devra être votée pour mettre de l'ordre et de la justice dans ce domaine.

L'optimisation fiscale et niches fiscales sont des pratiques légales mais immorales. De nombreuses entreprises s'établissent ou transfèrent une partie de leurs comptes au Luxembourg pour diminuer leur effort financier au crédit de l'état français. Des montages qui permettent à de grandes entreprises telles qu'Ikea, Pepsi ou Axa de réduire leurs impôts sont complexes, notamment parce qu'ils font transiter les actifs financiers à travers plusieurs pays. Ils sont adaptés à chaque entreprise, en fonction de ses besoins et de ses ressources (filiales à l'étranger, santé financière). Le montant des niches fiscales a atteint 100,4 milliards d'euros cette année 2018, soit environ 4,4% du PIB d'après une note de Bercy dévoilée par Les Echos lundi 1er octobre.
Ce montant, qui dépasse légèrement les prévisions du gouvernement, est en hausse de 7 milliards d'euros par rapport à l'année passée précise le quotidien.

On atteint plus de 200 Mds€ entre la fraude, l'exil, l'optimisation et les niches sur la fiscalité.
Pour les retraites il faut être en cohérence avec la consultation citoyenne des réformes de retraite pilotée par Mr Delevoye. Les revenus jusqu'à 10 000 € brut Max par mois seront pris en compte pour le calcul des retraites. Il faut que les taux de CSG soient cohérents jusqu'à ce plafond, en d'autre terme il faut le même taux de CSG pour ces retraites. De la même façon l'augmentation annuelle des retraites jusqu'à ce plafond doit être indexée sur le coût de la vie."


Nostromo
"Pour une fiscalité plus juste et plus efficace il faut s'assurer que chacun cotise en fonction des ses revenus et de façon solidaire. Dans un premier temps il est indispensable de rétablir l'ISF pour une question de symbole mais aussi d'équité. Au moment où on demande aux plus humbles d'entre nous de faire des efforts (les retraités, les bas salaires, la classe moyenne), on fait un cadeau fiscal aux très riches. Le premier résultat observé suite à la suppression de l'ISF est une baisse fulgurante des grands donateurs aux organisations caritatives (jusqu'à -60%). La raison essentielle est que ces très riches redevables de l'ISF ne désiraient pas participer financièrement à la vie du pays et préféraient détourner leurs impôts vers des organisations et placements afin de les détourner légalement des caisses de l'état. Aujourd'hui, n'étant plus redevables de cet impôt, ils gardent cet argent pour eux et leurs profits. L'allègement de l'ISF pourra être décidé à la fin de l'exercice fiscal, en prenant en compte les investissements réels envers l'emploi, le développement industriel de notre pays, les actions envers l'écologie ...
Pour répondre au Président Macron qui nous dit "que ce n'est pas quand il y avait l'ISF qu'il y avait moins de chômage et moins de SDF", je lui répondrais "ce n'est pas maintenant qu'il n'y a plus l'ISF qu'i y a moins de chômage et moins de SDF, par contre ce qui est certain c'est qu'il y a plus de gilets jaunes et plus de détérioration du mobilier public.
La baisse de l'impôt sur le revenu à la place de la suppression de l'ISF serait plus efficace".
RECETTES FISCALES (BUDGET GÉNÉRAL) 2018
Impôt sur le revenu (produit net) : 72,55 Md €
Impôt sur les sociétés (produit net) : 25,86 Md€
Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques : 15,56 Md €
Taxe sur la valeur ajoutée (produit net) : 154,56 Md€
Autres contributions fiscales : 20,05 Md €
TOTAL = 286,6 Md €
Si l’état récupère les 100 Md € estimés de la fraude fiscale et les 5 Md€ de l’ISF, effectivement on peut baisser l’impôt sur le revenu et la TVA pour redonner rapidement du pouvoir d’achat. Et je ne compte pas les sommes détournées « légalement » des impôts par l’ « optimisation fiscale » (100.4 Mds € suivant note Bercy).
"


Prochaine question à partir de lundi



Article du 09 février 2019 I Catégorie : Vie de la cité

 


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